Alors que le traité des Nations unies sur la haute mer entre enfin en vigueur, marquant une avancée historique pour la protection des océans et de la vie marine, la Belgique fait un choix dangereux en soutenant l’exploitation minière en eaux profondes.
Notre pays sponsorise l’entreprise belge d’exploitation minière en eaux profondes DEME et plaide au niveau international pour une législation autorisant cette activité. Se faisant, il joue un rôle clé dans la promotion d’une industrie aux conséquences potentiellement irréversibles sur les fonds marins. L’exploitation minière des grands fonds marins menace des écosystèmes vulnérables, encore largement inconnus, pourtant essentiels à l’équilibre de la planète.
Cette contradiction affaiblit la portée du traité sur la haute mer. Comment prétendre protéger les océans tout en soutenant une industrie qui les met gravement en danger ? Être un leader des océans implique de faire passer la préservation avant le profit, sans exception.
Plus de 900 scientifiques et 40 pays appellent déjà à un moratoire ou à une interdiction de l’exploitation minière en eaux profondes. Si la Belgique veut être cohérente, elle doit les rejoindre et porter un coup fatal à cette industrie, avant qu’elle ne commence sa destruction.
Agissons maintenant.
Demandons aux ministres belges compétents Madame Verlinden, Monsieur Prévot et Monsieur Clarinval, de dire non à l'exploitation minière en eaux profondes et de faire de la Belgique un véritable leader des océans.